Fromage Suisse Qui Pue?

Fromage Suisse Qui Pue
Surtout ne me mangez pas! Voici ce que vient de crier le petit bout de fromage vert qui pose au milieu du frigo. Au moment même où la porte s’est ouverte, l’odeur du schabziger est montée d’un coup à la tête, comme un avertissement chimique, comme une punaise courroucée qui crache sa liqueur fétide à la face d’un intrus.

  1. Etrange fumet; bien loin de l’empyreume tenace et évident d’un reblochon trop mûr, le schabziger dégage l’odeur acide et sèche d’un scandale prêt à éclater;
  2. Il nous cache quelque chose;
  3. Les Suisses alémaniques, qui le connaissent bien et l’appellent «le petit glaronais qui pue», le savent: il faut l’apprécier pour son goût, pas pour son odeur;

Apprivoiser la saveur sauvage du schabziger est tout un art. Sa couleur vous révulse? Ses relents vous dégoûtent? Voici un moyen d’en apprécier les secrets. Sortez-le du Frigidaire, il ne vous fera pas de mal. Ouvrez la fenêtre et restez dans le courant d’air.

Vous avez dans la main un petit cône tout dur, emballé dans du papier métallisé. Déshabillez-le lentement, tout en gardant à sa base suffisamment de papier pour le tenir avec trois doigts. N’y goûtez pas encore, vous ruineriez vos chances! Avec une râpe à parmesan, délivrez-en juste un peu, très peu même, dans du beurre battu en crème.

Mélangez. Coupez ensuite des radis bien frais dans le sens de la largeur. Intercalez un bon demi-centimètre de beurre au schabziger entre les deux morceaux et dégustez avec un Riesling & Sylvaner zurichois ou un blanc léger de Maienfeld. Vous aimez? Bien, le premier test est passé; l’amertume du radis a concurrencé le goût du schabziger et vous n’y avez vu que du feu.

  1. La suite ne tient qu’à votre imagination, délicieux dans la fondue, sur des carottes au beurre ou dans la sauce d’un poisson d’eau douce, le schabziger s’utilise avec parcimonie, comme une épice orientale;

Sa force et son piquant, le schabziger les doit à l’union légitime d’un fromage et d’une herbe. Le premier vient des alpages glaronais, c’est une pâte de lait de vache non affinée et pratiquement sans graisse: le ziger. La deuxième est un trèfle coquin, le mélilot, qui cache derrière ses trois feuilles la saveur de l’enfer.

Le mariage date du XIe siècle. A cette époque, les nonnes du couvent de Säckingen, pas loin de Bâle, se font livrer du fromage des alpages glaronais en guise de paiement pour leur protection. Le schabziger est encore blanc et vierge et l’on en parle depuis le VIIIe siècle – il semblait bien que cet artiste nauséeux ne s’était pas encore remis des invasions barbares! Mais ce petit bout de sérac un peu fade ennuie ces dames.

Que reste-t-il en effet à ces épouses du Christ, si elles n’ont pas même de plaisir à table? Tout s’arrange le jour où de rutilants chevaliers, histoire de faire escale, couchent au couvent. Ces messieurs rentrent des croisades et rapportent avec eux, outre de fabuleux récits de combats sanguinaires que les nonnettes en murmurant se racontent durant l’office, une herbe mystérieuse et quelques graines, ramassées sous le soleil de Palestine.

  1. En y goûtant, les religieuses sont charmées;
  2. Depuis, elles font parvenir chaque année un bon chargement de poudre de mélilot aux Glaronais effarés par ce regain d’intérêt pour leur lait caillé, qu’ils sacrifient volontiers au caprice des moniales en y mélangeant le trèfle en question;

Si ça peut leur faire plaisir! Et dans le réfectoire du couvent, les religieuses en soupirant savourent leur schabziger sans cesser de songer aux conquérants de la Terre sainte. Au XVe siècle, les guerres de croisades n’ont plus la cote, mais le schabziger quant à lui a su creuser sa niche.

On le trouve sur les marchés zurichois, dans toute la Suisse centrale et, grâce aux voyages sur le Rhin, en Allemagne et en Hollande. Si bien que le gouvernement de Glaris – le canton entre-temps a acheté sa liberté au couvent de Säckingen et est entré dans la Confédération – édicte une des premières AOC du monde en définissant la provenance, la forme et la qualité du fromage en question.

Il y a encore un demi-siècle, le schabziger se vendait à la criée, à dos de Glaronais barbu. Celui-ci passait, sa hotte au dos, dans tous les villages de Suisse. On l’entendait de loin, agiter une petite cloche en criant «schabziger-schabziger». Aujourd’hui, la production de schabziger est centralisée à Glaris.

  1. Les paysans de montagne fabriquent le ziger brut depuis leurs alpages, histoire de conserver les excédents de lait, puis le livrent à la maison Geska, coopérative laitière, qui en fait du schabziger en le mélangeant avec du sel et du mélilot;
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C’est aussi dans cette fabrique qu’on prépare le Ziger-Butter, beurre aromatisé au schabziger. Ce produit n’est disponible qu’en Suisse alémanique, ce qui est très regrettable, vu qu’il se présente au néophyte avec un fumet beaucoup plus abordable que le fromage brut.

Qu’est-ce que la pâte du fromage?

Pourquoi le fromage sent-il mauvais ? – Lors de la fabrication du fromage, sont laissés volontairement des bactéries ou des champignons qui s’attaquent au lait. En conséquence, la pâte du fromage est constituée de matière lactique et de bactéries qui dégagent toutes une odeur caractéristique, distincte d’une bactérie à l’autre et donc par conséquent d’un fromage à l’autre.

  • Sur la croûte du fromage, il ne reste pratiquement plus que des bactéries et champignons, c’est ce qui fait que son goût est plus fort et surtout son odeur plus puissante, voire parfois, pour certains fromages, non comestibles;

Venez  découvrir également les astuces pour éviter les mauvaises odeurs dans son frigidaire, dans l’un de nos précédents articles : Comment Neutraliser l’odeur du Fromage dans le frigo.

Quels sont les avantages d’un dégustateur de fromage?

Un dégustateur, expert du fromage, se tournera d’avantage vers un fromage à l’odeur forte, au contraire d’une personne consommant que très rarement ce type de produit, aura un peu plus de mal avec les fromages qui sentent fort et favorisera les fromages jeune (moins affinés) ou au lait pasteurisé qui seront moins agressifs au palais.

Quelle est la durée d’affinage du fromage?

Légende française, tradition séculaire et parfums explosifs : quand les fromages s’y mettent, les pinces à linge sont à la fête ! Le fromage, c’est bon, mais parfois, ça sent vraiment, vraiment très fort… Et si vous vous interrogez quant aux spécialistes de l’odorat agressé, vous êtes bien tombé.

  • Le club des dix se réunit pour le plus grand plaisir des amateurs… et le plus grand fou rire des autres, sélectionnés par un comité d’experts et de scientifiques à coups de nez humains et électroniques;

Et si l’odeur n’empêche pas la saveur, les fromages qui suivent mettent de leur côté tous les atouts olfactifs pour en boucher un coin aux invités. Voire, une narine. Ou les deux. 1/10 N°1 – Le Vieux Boulogne, 7 à 9 semaines d’affinage Sa particularité ? La première place sur le podium des fromages qui fouettent, décernée, excusez du peu, par une équipe de chercheurs anglais ! L’étude est sérieuse, l’odeur du concerné tout autant : fabriqué dans le Pas-de-Calais, le fromage doit son fumet si particulier à la bière de Saint-Léonard. Mais encore ? Sa croûte rouge orangé est régulièrement douchée à la bière, déclenchant la réaction chimique qui vaut son podium au Vieux Boulogne !  2/10 N°2 – Le Pont-l’évêque AOC, 6 semaines d’affinage Sur la seconde marche, un lait de vache aussi connu que du cru : le Pont-l’évêque, l’un des plus anciens fromages de Normandie, et son fumet… plus que marqué. Connu depuis 1230, il ne prend le nom du marché où il est vendu qu’au XVIIème siècle, et se produit toujours dans son bourg du Calvados. Avec six semaines d’affinage avant dégustation, pas étonnant que son sillage odorant ait traversé les âges pour mieux parfumer nos plateaux ! 3/10 N°3 – Le camembert de Normandie AOC, 21 jours d’affinage Du camembert, oui mais de Normandie ! La différence ? Un parfum qui vous colle aux narines jusqu’au dîner, voire bien plus. Sous son appellation d’origine contrôlée, la pâte molle à croûte blanchâtre n’a pas toujours été si pâle : son ferment de moisissure a changé dans les années 60, grâce aux travaux de Louis Pasteur. Auparavant ? Le camembert était bleu-gris, sa saveur plus rustique… et son odeur, sans doute, encore plus authentique. 4/10 N°4 – Le Munster, 3 semaines d’affinage Livrée par un moine irlandais de passage, la recette du Munster embaume le Haut-Rhin depuis le IXème siècle… et servait à l’époque de monnaie pour régler les impôts ! Les bactéries rouges dont sa croûte est lavée garantissent son teint carotté, contrastant avec une odeur pour le moins prononcée. Les fromages qui fouettent seraient-ils célèbres pour le fumet plus que le goût ? Si le coulant du Munster tient bon depuis des siècles, sans doute que non. 5/10 N°5 – Le Brie de Meaux AOC, 4 à 8 semaines d’affinage Vous aussi, vous connaissez mieux le Brie que la Brie ? Et si le fromage est plus fameux que sa région, c’est que son fumet frôle le podium ! Avec 4 à 8 semaines d’affinage, sa pâte molle dégouline sur la table et l’odeur imprègne jusqu’aux rideaux… Le goût est heureusement à la hauteur, tout du moins pour les connaisseurs. Croûte fleurie, teinte jaunie et lait cru : nez sensibles ou palais fragiles, passez votre chemin ! 6/10 N°6 – Le Roquefort AOC, 3 mois d’affinage Premier brebis du classement, le Roquefort ne fait rien comme ses confrères. Et pourtant, son parfum en remontre à certaines légendes du cru ! Après trois bons mois d’affinage, ce fromage du sud est mentionné pour la première fois – par écrit – dès le XIème siècle. Un véritable symbole de la gastronomie française à renommée mondiale, aussi goûteux en plateau qu’en cuisine… et protégé par une appellation d’origine contrôlée garantissant la pureté du fumet. 7/10 N°7 – Le Reblochon AOC, 3 à 4 semaines d’affinage Il a beau n’être que septième, le Reblochon n’en rougit pas : sa pâte pressée non cuite assure un fumet à décoller le papier. Si la Savoie en est si fière, c’est que ce lait cru jaune orangé dissimule sous son parfum puissant une saveur de noisette bien à lui, dont la nation entière se régale l’hiver venu. Son fait de gloire ? La tartiflette ! Ou comment couvrir des pommes de terre d’une senteur affinée plus que marquée, et convaincre la planète de se laisser tenter… 8/10 N°8 – Le Livarot AOC, 90 jours d’affinage Pas facile de se distinguer au pied d’un podium odorant… La solution du Livarot ? Un cerclage bien ficelé, une teinte bonne humeur et une odeur qui réveille ! Soyons honnêtes, les cinq bandelettes entourant le Livarot garantissaient, à l’origine, sa bonne tenue : c’est que le rougeaud contenait alors moins de matières grasses. Aujourd’hui partie prenante de la légende, les banedelettes font de cette bonne pâte molle au lait de vache un fromage qui pue, certes, mais avec classe. 9/10 N°9 – Le Banon AOC, 1 à 2 semaines d’affinage S’il est moins connu que ses confrères, le Banon, sous ses allures bonhommes de pâte molle , ferait défaillir le plus résistant des amateurs. Ce petit fromage rond de Haute-Provence cumule les surprises : la technique du caillé doux, une croûte naturelle, un moulage à la louche et un emballage de feuilles de châtaignier. Plus fort ? Le Banon est connu depuis l’époque romaine, protégé par une appellation d’origine contrôlée et possède sa propre fête dans le village de Banon. Encore plus fort ? Son odeur ! 10/10 N°10 – L’Epoisses de Bourgogne AOC, 4 à 6 semaines d’affinage L’Epoisses doit sa création à une communauté de moines cisterciens au cours du XVIème siècle… et l’héritage est odorant ! Consacré roi des fromages par Brillat-Savarin, le célèbre gastronome, l’Epoisses doit la robustesse de son fumé à une fabrication ancestrale. Au minimum 50% de matière grasse, une croûte orangée frottée au marc de Bourgogne et une pâte molle au lait de vache : telle est la recette d’un fromage qui fouette fort la tradition !.

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Quel est le fromage le plus résistant?

Légende française, tradition séculaire et parfums explosifs : quand les fromages s’y mettent, les pinces à linge sont à la fête ! Le fromage, c’est bon, mais parfois, ça sent vraiment, vraiment très fort… Et si vous vous interrogez quant aux spécialistes de l’odorat agressé, vous êtes bien tombé.

Le club des dix se réunit pour le plus grand plaisir des amateurs… et le plus grand fou rire des autres, sélectionnés par un comité d’experts et de scientifiques à coups de nez humains et électroniques.

Et si l’odeur n’empêche pas la saveur, les fromages qui suivent mettent de leur côté tous les atouts olfactifs pour en boucher un coin aux invités. Voire, une narine. Ou les deux. 1/10 N°1 – Le Vieux Boulogne, 7 à 9 semaines d’affinage Sa particularité ? La première place sur le podium des fromages qui fouettent, décernée, excusez du peu, par une équipe de chercheurs anglais ! L’étude est sérieuse, l’odeur du concerné tout autant : fabriqué dans le Pas-de-Calais, le fromage doit son fumet si particulier à la bière de Saint-Léonard. Mais encore ? Sa croûte rouge orangé est régulièrement douchée à la bière, déclenchant la réaction chimique qui vaut son podium au Vieux Boulogne !  2/10 N°2 – Le Pont-l’évêque AOC, 6 semaines d’affinage Sur la seconde marche, un lait de vache aussi connu que du cru : le Pont-l’évêque, l’un des plus anciens fromages de Normandie, et son fumet… plus que marqué. Connu depuis 1230, il ne prend le nom du marché où il est vendu qu’au XVIIème siècle, et se produit toujours dans son bourg du Calvados. Avec six semaines d’affinage avant dégustation, pas étonnant que son sillage odorant ait traversé les âges pour mieux parfumer nos plateaux ! 3/10 N°3 – Le camembert de Normandie AOC, 21 jours d’affinage Du camembert, oui mais de Normandie ! La différence ? Un parfum qui vous colle aux narines jusqu’au dîner, voire bien plus. Sous son appellation d’origine contrôlée, la pâte molle à croûte blanchâtre n’a pas toujours été si pâle : son ferment de moisissure a changé dans les années 60, grâce aux travaux de Louis Pasteur. Auparavant ? Le camembert était bleu-gris, sa saveur plus rustique… et son odeur, sans doute, encore plus authentique. 4/10 N°4 – Le Munster, 3 semaines d’affinage Livrée par un moine irlandais de passage, la recette du Munster embaume le Haut-Rhin depuis le IXème siècle… et servait à l’époque de monnaie pour régler les impôts ! Les bactéries rouges dont sa croûte est lavée garantissent son teint carotté, contrastant avec une odeur pour le moins prononcée. Les fromages qui fouettent seraient-ils célèbres pour le fumet plus que le goût ? Si le coulant du Munster tient bon depuis des siècles, sans doute que non. 5/10 N°5 – Le Brie de Meaux AOC, 4 à 8 semaines d’affinage Vous aussi, vous connaissez mieux le Brie que la Brie ? Et si le fromage est plus fameux que sa région, c’est que son fumet frôle le podium ! Avec 4 à 8 semaines d’affinage, sa pâte molle dégouline sur la table et l’odeur imprègne jusqu’aux rideaux… Le goût est heureusement à la hauteur, tout du moins pour les connaisseurs. Croûte fleurie, teinte jaunie et lait cru : nez sensibles ou palais fragiles, passez votre chemin ! 6/10 N°6 – Le Roquefort AOC, 3 mois d’affinage Premier brebis du classement, le Roquefort ne fait rien comme ses confrères. Et pourtant, son parfum en remontre à certaines légendes du cru ! Après trois bons mois d’affinage, ce fromage du sud est mentionné pour la première fois – par écrit – dès le XIème siècle. Un véritable symbole de la gastronomie française à renommée mondiale, aussi goûteux en plateau qu’en cuisine… et protégé par une appellation d’origine contrôlée garantissant la pureté du fumet. 7/10 N°7 – Le Reblochon AOC, 3 à 4 semaines d’affinage Il a beau n’être que septième, le Reblochon n’en rougit pas : sa pâte pressée non cuite assure un fumet à décoller le papier. Si la Savoie en est si fière, c’est que ce lait cru jaune orangé dissimule sous son parfum puissant une saveur de noisette bien à lui, dont la nation entière se régale l’hiver venu. Son fait de gloire ? La tartiflette ! Ou comment couvrir des pommes de terre d’une senteur affinée plus que marquée, et convaincre la planète de se laisser tenter… 8/10 N°8 – Le Livarot AOC, 90 jours d’affinage Pas facile de se distinguer au pied d’un podium odorant… La solution du Livarot ? Un cerclage bien ficelé, une teinte bonne humeur et une odeur qui réveille ! Soyons honnêtes, les cinq bandelettes entourant le Livarot garantissaient, à l’origine, sa bonne tenue : c’est que le rougeaud contenait alors moins de matières grasses. Aujourd’hui partie prenante de la légende, les banedelettes font de cette bonne pâte molle au lait de vache un fromage qui pue, certes, mais avec classe. 9/10 N°9 – Le Banon AOC, 1 à 2 semaines d’affinage S’il est moins connu que ses confrères, le Banon, sous ses allures bonhommes de pâte molle , ferait défaillir le plus résistant des amateurs. Ce petit fromage rond de Haute-Provence cumule les surprises : la technique du caillé doux, une croûte naturelle, un moulage à la louche et un emballage de feuilles de châtaignier. Plus fort ? Le Banon est connu depuis l’époque romaine, protégé par une appellation d’origine contrôlée et possède sa propre fête dans le village de Banon. Encore plus fort ? Son odeur ! 10/10 N°10 – L’Epoisses de Bourgogne AOC, 4 à 6 semaines d’affinage L’Epoisses doit sa création à une communauté de moines cisterciens au cours du XVIème siècle… et l’héritage est odorant ! Consacré roi des fromages par Brillat-Savarin, le célèbre gastronome, l’Epoisses doit la robustesse de son fumé à une fabrication ancestrale. Au minimum 50% de matière grasse, une croûte orangée frottée au marc de Bourgogne et une pâte molle au lait de vache : telle est la recette d’un fromage qui fouette fort la tradition !.

Author: Delmare Gareau