Suisse Qui Fait Du Fromage En Alpage?

Suisse Qui Fait Du Fromage En Alpage

Visiter une coopérative – Si vous cherchez une solution moins isolée, la visite d’une coopérative, telle la Maison de l’Etivaz à Château-d’Oex (entre Montreux et Gstaad) sera tout indiquée. L’Etivaz AOP est un fromage fabriqué dans les alpages situés entre 1000 et 2000m d’altitude dans les Préalpes et Alpes vaudoises.

La Maison de l’Etivaz, dispose d’une grande salle (200 places assises) et permet d’accéder aux caves d’affinage où les meules patientent 135 jours au minimum. A Gstaad aussi, il y a un lieu à ne pas manquer ; vous pourrez visiter la «  grotte à fromage  », un ancien réservoir d’eau transformé pour stocker les meules par milliers.

Accessible par un escalier étroit, ce lieu impressionnant offre une belle expérience gustative et olfactive. La cave d’affinage se visite également. Suisse Qui Fait Du Fromage En Alpage Grotte à fromage de Gstaad Ce ne sont évidemment que quelques exemples parmi d’autres. Si vous planifiez un séminaire à la montagne en été ou à l’automne, ça voudra la peine de vous renseigner sur les possibilités aux alentours. Pour tout citadin, ce sera à coup sûr une reconnexion avec la nature enrichissante..

Quel est le meilleur fromage en Suisse ?

Si la France est connue comme un des plus grands pays producteurs de fromage , elle est devancée de loin par la Suisse au championnat du monde de fromage 2019. Le meilleur score est attribué au gruyère suisse. Et si nous mettions de côté, l’espace d’un instant, le camembert, roquefort, cantal et compagnie ? Cap sur la Suisse et ses fromages , pour découvrir les variétés locales et s’offrir une expérience gustative unique.

Quel fromage vient de Suisse ?

Le gruyère, l’emmentaler, l’étivaz, le vacherin fribourgeois, la tête-de-moine et le sbrinz : zoom sur 6 fromages suisses.

Quel est le pays d’origine du fromage ?

Une archéologie du fromage ! – Éric Birlouez précise que” le fromage est très récent dans l’histoire de l’humanité, car pour faire du lait, il fallait d’abord savoir domestiquer des espèces de mammifères. Cette histoire commence à l’époque du Néolithique précisément, il y a 10 000 ans, avec la domestication des chèvres et des brebis au Proche-Orient, puis grâce aux bovins, plus tard”.

Les premières traces de fromage sont retrouvées en Pologne il y a environ 7000 ans : l’archéologie avait permis de trouver des petits morceaux de poteries cassés avec des petits trous formés qui dataient très vraisemblablement de cette époque : ils contenaient du fromage et les petits trous laissaient alors penser à une sorte de faisselle , de moule ! Des analyses chimiques ont permis de constater qu’il y avait des matières grasses que l’on pouvait attribuer au fromage.

” En France, tout se passe à la même époque : quelques migrants, arrivés sur la plage de Roquebrune près de Menton, transportent avec eux, dans leur pirogue, les produits qu’ils ramenaient de chez eux. Tout porte à croire qu’ils avaient, eux aussi, domestiqué des brebis et des chèvres”.

Comment s’appelle l’endroit où on fabrique le fromage ?

La fruitière, une fromagerie artisanale et coopérative Le comté, par exemple, est fabriqué (mais pas affiné) dans des fruitières dont l’aire de collecte ne peut excéder 25 km autour de l’atelier.

Quel est le meilleur fromage du monde ?

Et cette année, le meilleur fromage du monde est un gruyère suisse! Considérée comme le pays du fromage, la Suisse vient de remporter un titre de meilleur fromage du monde grâce à un gruyère, le Gourmino, produit dans la région de Berne.

Quelle est la différence entre le gruyère français et le gruyère suisse ?

Le gruyère et l’emmental ont en commun d’être des fromages à pâte pressée cuite fabriqués en France et en Suisse mais, malgré l’habitude française de les confondre, ils ne jouent pas dans la même catégorie. «En Suisse, on ne fait pas de confusion et ils n’ont jamais appelé l’un pour l’autre.

  1. En France, malheureusement, on a confondu pendant longtemps toutes les variétés de pâtes pressées cuites que l’on appelle «les gruyères»» (Beaufort, Comté, Gruyère et Emmental, ndlr)», explique Michel Roche, secrétaire général du Syndicat des fromages à pâte pressée (SFPP);

La meule d’emmental française pèse entre 80 et 100 kilos et a de gros trous, alors que ceux du gruyère français sont petits et que le suisse n’a pas de trous. Les noms des deux fromages ont une origine suisse: Emmental vient du nom de la rivière Emme, qui coule dans le canton de Berne, et du mot «tal» (vallée, en allemand).

  1. Gruyère est le nom d’une bourgade du canton de Fribourg, dans l’ouest du pays;
  2. Le gruyère, dont la recette comprend 20 pages, est un fromage au lait cru provenant de deux traites (matin et soir), tandis que l’emmental est surtout fabriqué avec du lait chauffé à 60-65 degrés;

Produit depuis le Moyen Age, le gruyère suisse est «plus corsé, il a un goût plus marqué» avec 5 mois d’affinage au minimum, tandis que le français «a un goût plus sucré dû aux trous», relève le directeur de l’Interprofession suisse du Gruyère Philippe Bardet.

Mais les deux sont concurrentiels car faisant appel à une fabrication artisanale, insiste-t-il. Premier fromage en France, où il dispose de deux IGP (indication géographique protégée), l’emmental a une production de 340 000 tonnes, contre 2000 pour le gruyère.

L’emmental, c’est le fromage de tous les jours, «l’ami de la cuisine», dont plus de 60% est consommé sous forme râpée, souligne Michel Roche. Il a un goût moins prononcé, une pâte ferme et souple, contrairement au gruyère, plus friable. En Suisse, où il est fabriqué partout, l’emmental bénéficie d’une Appellation d’origine contrôlée (AOC).

Est-ce que le fromage suisse vient de Suisse ?

Les origines du fromage remonteraient à l’âge de pierre, époque à laquelle des chasseurs découvrirent des grumeaux blanchâtres et gélatineux dans l’estomac de jeunes ruminants qui avaient bu du lait maternel peu de temps avant d’être capturés. Ainsi, ce lait qui avait fermenté dans l’estomac des bêtes constituait la première «expérience fromagère» de nos ancêtres et était déjà considéré, il y a plusieurs milliers d’années, comme un vrai petit délice. Une des premières mentions de fromage à pâte dure. L’image montre l’intérieur d’une fromagerie avec un fromager et un vase à beurre. Extrait de la “Stumpf-Chronik”, gravure sur bois, 1548 (livre 4, p. 291 ; cette feuille provient de la 2e édition de 1586). Pendant des siècles, on produisait essentiellement une sorte de cottage cheese à partir de lait acidulé.

Des découvertes archéologiques datant du néolithique ont montré que les hommes élevaient déjà du bétail sur le territoire de l’actuelle Confédération helvétique. Il est donc fort probable que ceux qui utilisaient le lait animal cherchaient un moyen de conserver cette denrée rapidement périssable, mais ô combien importante.

C’est grâce aux Romains, qui avaient alors colonisé le territoire de l’actuelle Suisse, que la tradition du fromage à pâte dure arrivera dans les régions alpines. Le fromage «suisse» est mentionné, pour la première fois, au premier siècle après J. -C. par l’historien romain Pline l’Ancien, sous le nom de «Caseus Helveticus», le fromage des Helvètes.

You might be interested:  Combien De Tranche De Fromage Par Personne Pour Une Raclette?

La première source moyenâgeuse témoignant de la production de fromage remonte à 1115 et nous vient du Pays-d’Enhaut, dans l’ancien comté de Gruyère. En 1273, la charte de franchise de Berthoud atteste, quant à elle, de la fabrication de fromage dans l’Emmental.

Jusqu’au haut Moyen Âge, les habitants de nos régions menaient une vie largement axée sur l’autosuffisance, ce qui explique que les vallées alpines n’étaient peuplées que jusqu’à une altitude compatible avec la culture céréalière. Dans les Préalpes et les Alpes, la production laitière a toujours dominé, avec un souci constant, celui de transformer le lait de sorte qu’il puisse être conservé, que ce soit sous forme de beurre, de sérac, de séré ou de fromage. « Vachers descendant le fromage de montagne dans le canton de Schwyz » de Jean-Baptiste Zwinger (*1787) d’après Michael Föhn (1789 – 1853). Lithographie de Gottfried Engelmann (1788 – 1839) extrait de “Jeux et Usages” vers 1830. Dans la toute jeune Confédération, le fromage constituait non seulement l’alimentation de base, mais également un moyen de paiement aussi répandu que l’argent. Il était ainsi d’usage de rétribuer les artisans et les tâcherons, et même de s’acquitter des redevances paroissiales, avec du fromage et de l’argent.

Avec l’amélioration des voies de transport, les autochtones purent s’établir dans des vallées alpines plus reculées. Conséquence: le fromage devint la nouvelle denrée de base, se substituant aux mets traditionnels (généralement du chou ou du gruau).

Le fromage était un moyen de paiement également apprécié en dehors de la Confédération. C’est ainsi que les armaillis transportaient leurs meules de fromage en Italie, via les cols alpins, pour les échanger contre des épices, du vin, des châtaignes et du riz.

  1. Aux XV e et XVI e siècles, étant soumis à l’obligation de se rendre eux-mêmes sur les marchés, vu que le troc ou le commerce intermédiaire n’étaient pas bien vus par l’autorité, les armaillis descendaient dans la vallée pour y vendre leurs fromages excédentaires;

Or, le commerce du fromage se développant de plus en plus, il n’était bientôt plus possible d’interdire le commerce intermédiaire. Le marchand de fromages, trait d’union entre l’armailli et l’acheteur, devenait indispensable. Il possédait ce qui manquait à l’armailli: un local d’entreposage, du capital, ainsi que la maîtrise des techniques de vente et un réseau de clients.

Jusqu’au XVIII e siècle, le marchand de fromages apportait, en échange des meules négociées, de la toile de lin, de la futaine, du café et du tabac dans les chalets d’alpage et les fermes. En ce temps-là, la même recette de base était appliquée dans toute la Suisse pour la fabrication des fromages à pâte dure.

Ces derniers variaient localement, surtout en raison des différences de taille entre les alpages et de traitement entre les fromages durant l’affinage. Plus les vaches étaient nombreuses à estiver sur l’alpage, plus les armaillis pouvaient fabriquer de grosses meules. À l’époque, certaines méthodes basiques de la fabrication de fromage à pâte dure – encore typiques de nos jours – se dessinaient déjà:

  • Comme c’est encore le cas pour L’Etivaz AOP ou le fromage à rebibes de Saanen, le «Sbrinz» et le «Gruyère de rayon» étaient mis à sécher et affinés durant plus de deux ans sur des étagères aérées afin de devenir bien solides et transportables à dos de mulets.
  • En Gruyère, on restait fidèle à la méthode originelle d’obtention du fromage à pâte dure et on fabriquait du «Gruyère» plat et emmorgé.
  • Jusqu’au début du XVIII e siècle, l’Emmentaler ne se différenciait guère du Gruyère, ce qui lui valut d’être appelé «Gruyère d’Emmental» par les Français. Cette appellation, qui prête à confusion, subsiste encore çà et là de nos jours.

Au XVIII e siècle, en raison de sa longue durée de conservation, le fromage à pâte dure gagna en popularité. Et, hier comme aujourd’hui, plus la demande est élevée pour un produit, plus les producteurs voient leur position renforcée. Bientôt, ces derniers ne seront donc plus considérés comme de simples «vachers suisses». Alors que la croyance collective voulait que, pour être transportable, le fromage devait avoir été produit sur l’alpage, Philipp Emanuel von Fellenberg décida, en 1805, d’aménager une fromagerie expérimentale sur son domaine de Hofwil, démontrant ainsi que l’on pouvait aussi fabriquer un fromage de qualité en plaine.

En 1815, à Kiesen, près de Thoune, le châtelain Rudolf Emanuel Effinger fit construire une fromagerie villageoise qui sera la première de l’Emmental à être exploitée en coopérative. Si les Suisses avaient d’abord été sceptiques à l’égard de l’Emmentaler issu des fromageries de plaine, la production fromagère finira, malgré tout, par se délocaliser progressivement dans les vallées et, plus précisément, sur le Plateau.

C’est ainsi que, dès 1832, les fromageries devinrent de plus en plus nombreuses en pays fribourgeois. La fromagerie d’alpage perdit rapidement sa suprématie, et plus d’un armailli devint fromager dans l’une des nombreuses fromageries villageoises. D’autres achetèrent un alpage à moindre altitude et devinrent des paysans de montagne sédentarisés.

Quelle est l’origine de l’Emmental ?

En 1978, alors que l’Emmental de Savoie commence peu à peu à disparaître de son berceau d’origine (la fabrication et l’affinage sont parfois réalisés hors Pays de Savoie) les professionnels de la filière tentent de le préserver en instaurant un cahier des charges définissant précisément son origine et les méthodes de sa fabrication : c’est le Label Régional Savoie.

  1. Mais cela ne suffit pas et il faut attendre 1990 pour que le Syndicat Interprofessionnel de l’Emmental de Savoie soit créé et permette une réelle défense de ce fromage;
  2. Plusieurs actions en justice sont menées et, quand en 1992 est créée l’IGP (Indication Géographique Protégée), signe de qualité européen, le Syndicat dépose un dossier;
You might be interested:  Comment Faire De Lherbe Sur Un Gâteau?

En 1996, l’Emmental de Savoie obtient l’IGP, garantissant sa qualité, et protégeant son origine et son appellation «Savoie»..

Quelle est l’origine du gruyère ?

L’histoire et le nom du fromage de Gruyère apparaît sous la forme de Gruière en 1655, du nom de la Gruyère, le district du canton de Fribourg, en Suisse, où il est fabriqué.

Quel est le premier pays du fromage ?

Le premier pays des fromages protégés – La France, dont on recense plus d’un millier de recettes traditionnelles, est le pays qui compte le plus grand nombre de produits protégés. Avec 45 AOC (appellations d’origine contrôlée ou AOP au niveau européen), 6 IGP (indication géographique protégée) et 6 Label rouge pour le fromage, la France arrive au niveau de l’Italie et ses 47 fromages AOP.

  • Si les États-Unis sont le premier pays producteur de fromages, ils exportent assez peu, la production étant en grande partie destinée à la consommation intérieure;
  • La France, en revanche, produit aussi bien pour son commerce intérieur que pour l’exportation;

En 2013, l’Hexagone était le plus gros consommateur de fromage, avec 25,9 kg par an et par personne , contre 15,4 kg pour les États-Unis. Des États-Unis qui restent, en dehors de l’Europe, le pays qui importe le plus de fromage français : 22 494 tonnes en 2015 selon les chiffres 2016 de l’Économie laitière..

Pourquoi la France est le pays du fromage ?

Aujourd’hui, l’ancrage de la tradition fromagère en France est fort puisque le pays compte plus de 90 000 exploitations laitières et 3 000 producteurs de fromages qui ont tous un savoir-faire propre. Avec, en moyenne, 40 têtes pour 60 hectares de terres, les fermes laitières françaises sont à taille humaine.

Quel fromage a été créé en premier ?

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. L’ histoire du fromage remonte vraisemblablement au néolithique. Son invention est sans doute liée à la pratique du transport de lait dans des vessies faites de caillettes de ruminants , sources de présure. Certains avancent aussi l’observation de lait caillé dans la caillette de veau abattus pour être consommés. Aucune preuve ne permet de déterminer avec certitude la région d’origine de la fabrication du fromage , qui peut se trouver en Europe , en Asie centrale ou au Moyen-Orient.

  • Cependant, des preuves convaincantes montrent que la production laitière était pratiquée en Égypte et à Sumer environ 3100 ans avant notre ère, que des prairies existaient au Sahara dès le IV e millénaire av;

-C. , et on a retrouvé des faisselles polonaises datées de plus de 7000 ans [ 1 ] (culture rubanée) [ 2 ] et d’autres indices en Turquie d’Europe il y a 9500 ans [ 3 ]. Plusieurs éléments plaident pour une connaissance du fromage ou de produits laitiers apparentés ( laits fermentés , caillebottes ) aussi ancienne que la traite du bétail elle-même. :

  • Lorsque l’on abandonne du lait à l’air libre, il se met spontanément à fermenter. Il s’acidifie ou surit selon les micro-organismes présents et caille au bout de quelques heures. Cette fermentation permet de conserver le caillé quelques jours, cette durée est augmentée si on sale. Il n’y avait aucune autre façon de conserver des produits laitiers au néolithique.
  • Des études génétiques pratiquées sur des populations d’Europe du nord montrent que des gènes apportant la tolérance au lactose à l’âge adulte ( Intolérance au lactose ) sont apparus après le passage de ces populations à l’agriculture [ 4 ]. Avant l’apparition de cette tolérance, on pouvait éliminer le lactose du lait par fermentation puis égouttage du caillé (ce qui revient à faire soit du lait ribot , soit du fromage).

La fabrication du fromage s’est répandue en Europe au moins dès l’époque du mythe hellénique [ 5 ] et, selon Pline l’Ancien , est devenue une technique élaborée dès les débuts de l’ Empire romain [ 6 ] , quand des fromages appréciés étaient expédiés à longue distance pour satisfaire les goûts de l’élite romaine.

Qui fabrique du fromage ?

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Un artisan fromager est une personne qui maîtrise la transformation d’un lait en fromage. Avec l’ agriculteur producteur fermier , il est l’un des deux corps de métier à posséder ce savoir. L’artisan fromager travaille pour son compte ou pour une entreprise. La laiterie où il exerce son métier est plus ou moins importante. Le lait qu’il met en œuvre est acheté auprès des agriculteurs.

Quelle est la différence entre une fruitière et une fromagerie ?

La fruitière, une fromagerie coopérative – Spontanément, on pourrait penser que le terme “fruitière” fait partie de ces mots dont l’orthographe ou le sens aurait glissé jusqu’à ne plus avoir de rapport avec sa définition première… Or, il n’en est rien ! En effet, les fruitières ont toujours eu (et ont toujours !) pour objectif premier de faire “fructifier” le travail des éleveurs en leur permettant de mettre en commun le lait de la traite du jour.

Le but est de pouvoir produire de beaux et gros fromages traditionnels particulièrement adaptés à l’affinage et la conservation longue durée. Sans cette mutualisation des traites du jour effectuées dans l’aire géographique entourant la fruitière, la production de fromages de très grande taille ne serait pas possible.

Le comté, dont 400 litres de lait frais non pasteurisé sont nécessaires pour la production d’une seule meule, est le plus criant exemple de l’intérêt de cette collecte groupée ! Sachant qu’une meule de comté requiert 400 litres de lait frais de vache pour un poids fini de 40 kg environ, l’union des paysans en fruitière s’avère indispensable à sa production.

  1. A la différence de la fromagerie où l’on va produire et/ou vendre du fromage (de sa propre production ou non), la fruitière est ainsi un lieu de mutualisation, de fabrication et de vente de grands fromages traditionnels;
You might be interested:  Combien De Fromage Pour 50 Personnes?

Sans l’intermédiaire des fruitières, le “fruit” du travail des paysans ne pourrait pas aboutir à ces énormes meules aux saveurs exquises, aujourd’hui encore. Les fruitières sont essentiellement localisées dans les Alpes qui les ont vu naître au 13 ème siècle , plus particulièrement dans le Jura, les Vosges, la Savoie et même jusqu’en Suisse.

Pourquoi le nom de fruitière ?

Étymologie [ modifier | modifier le code ] – L’origine du terme de fruitière ( froutir en dialecte burgondan ), utilisé dans l’aire arpitane , est sujette à controverse : le mot « fruit » : il peut s’agir du « fruit du travail » ou « fruit de la vente » ; en bas latin, fructus désignait le « fruit de la terre ».

L’étymologie mettrait alors l’accent sur l’organisation coopérative de la production. L’existence de fruitières vinicoles plaide en ce sens. Mais en Suisse romande (donc arpitane ), fruit a le sens de laitage ( freit, en dialecte fribourgeois signifie « fromage », de même étymologie : fro ou frit étaient des noms de la caséine).

L’étymologie serait alors liée au produit lui-même. On peut aussi dire que le mot fruitière serait lié au goût légèrement fruité du comté. L’étymologie serait donc liée a un aspect gustatif du produit [ 1 ].

Quel est le plat typique de la Suisse ?

La Suisse, l’autre pays du fromage – Suisse Qui Fait Du Fromage En Alpage La raclette – Crédit photo : Flicker Aurélien Rousseau Qui pense à la cuisine suisse ne peut s’empêcher d’imaginer un caquelon rempli de fondue. La fondue est sans contexte le plat suisse par excellence. Et pour la valoriser, les suisses ne manquent pas d’imagination. Avec un peu de chance et de fantaisie, vous pourrez déguster une fondue dans des lieux aussi insolites qu’à bord d’un tuk-tuk ou encore dans une yourte.

  1. Pour la première fois en novembre 2015, le Mondial de fondue a été organisé;
  2. C’est dire ! Évidemment, la raclette (fromage fondu servi avec des pommes de terre en robe des champs) occupe aussi une place considérable dans le paysage gastronomique helvétique;

Ici on la sert avec des champignons et plus étonnant avec des fruits à la moutarde. Des écrits anciens mentionneraient que les bergers se retrouvaient pour partager une raclette déjà au 12ème siècle. La demi meule de fromage était alors positionnée prêt de la cheminée pour faire fondre le fromage, qui venait alors être raclé.

  1. La Raclette est aujourd’hui un fromage affiné 3 à 6 mois;
  2. Pour déguster la vraie raclette, autant aller dans son fief d’origine, le Valais où de nombreuses adresses proposent en été de la manger en extérieur;

Mais parler de recettes fromagères suisses qu’au travers de ses deux spécialités romandes serait bien réducteur car en Suisse, chaque région a son fromage. Il y en aurait près de 450 (1200 en France selon l’article Les fromages en chiffres ). Certes le Gruyère est mondialement connu pour ses trous, mais un Vacherin passé au four et mangé coulant à la petite cuillère est un véritable pêché gourmand.

Est-ce qu’il y a du lactose dans le fromage suisse ?

Le fromage Les fromages à pâte ferme contiennent un peu de lactose, mais à un niveau habituellement assez bien toléré. Le cheddar, le fromage suisse et la mozzarella entrent dans cette catégorie, tout comme les fromages à pâte molle tels que le Brie et le Camembert.

Est-ce qu’il y a du lactose dans le parmesan ?

“Le Parmigiano Reggiano est naturellement sans lactose. L’absence de lactose est la conséquence naturelle du processus typique de la fabrication du Parmigiano Reggiano. Il contient du galactose en quantité inférieure à 0,01g/100g”. Cette mention peut être mise sur l’étiquette des emballages de Parmigiano Reggiano, suite aux décisions du Ministère de la Santé.

En effet, en juin 2016, le Ministère de la Santé a publié une circulaire (n°24708) autorisant l’emploi d’une mention spéciale pour revendiquer l’absence naturelle de lactose dans les produits laitiers et fromagers.

C’est donc ledit Ministère qui a défini la mention applicable aux fromages ayant une teneur en lactose inférieure à 0,1g/100g. Le lactose est absent dès les premiers jours du Parmigiano Reggiano, en raison de conditions microbiologiques naturelles. Le lactose est un sucre qui est normalement présent dans le lait.

Dans le processus de fabrication du Parmigiano Reggiano, le lactose est fermenté par la microflore des bactéries lactiques pendant les premières 48 heures qui suivent sa fabrication. Il s’agit de la fermentation lactique, pendant laquelle les bactéries lactiques, qui se trouvent naturellement dans le lait, transforment le sucre lactose en acide lactique pendant les deux premiers jours de la fabrication.

Des recherches scientifiques confirment également ces affirmations.

  • La recherche menée par le Consortium sur l’évolution de la glycolyse montre que 48 heures après le début de la fabrication, la meule présente 0,004 g/100 g de lactose (Pecorari et autres, 2003) (Note 1)
  • De même, les études menées par Giovanni Valentino Coppa de l’Università Politecnica delle Marche, avec une méthode d’analyse plus sensible, ont montré que le Parmigiano Reggiano est un produit privé de lactose, dont un nombre croissant de personnes présente une intolérance, parfois particulièrement grave. Suite aux analyses effectuées par le Prof. Coppa sur plusieurs échantillons de Parmigiano Reggiano – analysés à différentes étapes de l’affinage, à savoir de 1 à 36 mois – il ressort que la teneur en lactose est plus de cent fois inférieure à celui constaté par Pecorari et autres. (Notes 2 et 3)
  • En outre, périodiquement, le Consortium soumet à analyse des échantillons aléatoires di Parmigiano Reggiano pour leur teneur en lactose. La collecte des échantillons est effectuée soit pendant les opérations d’expertise (sur des fromages affinés 9 mois ou plus), soit par l’achat de Parmigiano Reggiano directement dans le commerce (donc affinés plus de 12 mois).

Dans tous les échantillons analysés par le Consortium, la valeur de lactose a toujours été inférieure à la limite de détection de la méthode (LOD = 0,01g/100g), en confirmant à plusieurs reprises les études susmentionnées et en confirmant aussi que l’affinage n’influence pas la teneur en lactose présente dans le Parmigiano Reggiano. Le Consortium a également créé le symbole graphique “100% naturel” qui peut être adopté sur l’emballage du Parmigiano Reggiano destiné au marché italien, pour rappeler aux consommateurs que, outre à être naturellement sans lactose, le Parmigiano Reggiano est également sans conservateur.

Quelle est la spécialité de la Suisse ?

Author: Delmare Gareau
Suisse Qui Fait Du Fromage En Alpage?